Loi Egalim

 

Ce projet de loi qui s’inscrit dans la continuité des Etats généraux de l’agriculture repassait en nouvelle lecture à l’Assemblée Nationale lors de la session extraordinaire du mois de septembre.


Si la France dispose d’atouts considérables et reste la première puissance agricole européenne d’Europe, il n’en demeure pas moins que les agriculteurs français pour beaucoup se retrouvent en grande difficulté. En parallèle, si le choix de l’agriculture française a été fait de préférer le mieux disant au moins disant, les agriculteurs ont besoin d’aller dans le sens de l’exigence du consommateur pour alimentation saine et durable.


Ce projet de loi s’articule autour de ces deux objectifs : l’amélioration de l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire avec l’inversion du processus de construction du prix, le renforcement de la médiation agricole ou encore l’expérimentation du relèvement de 10% du seuil de revente à perte et l’encadrement des promotions. L’objectif d’une alimentation saine et durable, en particulier dans la restauration collective, avec un renforcement de la prise en compte du bien-être animal, et la réduction de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques.

Focus Glyphosate :


L'ambition de la majorité n'a pas changé, nous souhaitons que d'ici 3 ans le glyphosate ne soit plus le leitmotiv des agriculteurs. Cette sortie ne peut pas se faire du jour au lendemain sans prendre le risque de laisser des milliers d'agriculteurs dans de grandes difficultés et d'amener l'utilisation de produits phytosanitaires plus dangereux encore. Inscrire dans la loi cet objectif n'a pas été la solution retenue. Cette inscription sans effet n'aurait pas accéléré la recherche scientifique pour une agriculture durable. Nous souhaitons faire confiance aux agriculteurs et travailler main dans la main avec eux. La fin du glyphosate devra se faire également au niveau européen afin d'éviter les distorsions de concurrence et construire un marché sain. Enfin pour accompagner ces changements, deux missions ont été mises en place à l'Assemblée, l'une sur le glyphosate, l'autre sur les perturbateurs endoctriniens afin d'accompagner, controler et innover avec les agricultueurs et les associations pour l'agriculture de demain